Je suis née en captivité

Je suis née en clapier mais c’était nid douillet, je me souviens le vert de ces barreaux pesants la chaleur la paille. Nous n’étions pas dehors mais bien sous un abri, quand le vent soufflait fort nous le voyions passer, on regardait la pluie LE FURET sans pouvoir la toucher. Tout n’était que béton et liberté comptée. Par un tunnel doré, qui brossait notre poil, on atteignait le lit cet épais matelas, cette couverture chauffante qui sentait bon le blé. Le matin et le soir, les très bon souvenirs ! On n'avait pas goutté aux restes des plaisirs et le pain dans le lait nous collait bien au ventre et paradis dimanche le jour des croquettes. A bien y réfléchir ce n’était pas misère, en période de chasse on faisait nos réserves ! Lâchées dans les terriers qui fleuraient bon lapin, campagnols et souris, là on faisait la fête avec vers de terre, taupes et courtilières. Il n’en fallait pas plus au fond de ces trous noirs à jeannot le lapin pour détaler très vite, pas besoin de courir il fuyait à grand pas. Pour nous le jour de noce quand bébé était là, oublié, pétrifié on le mangeait tout chaud.
 
 
De mémoire de furet, je ne connu pas pire et mon frère déjà mort aurait bien échangé ma vie de patachon contre douceur de vie de mon HLM gris. C’est coco mon mari qui me conta les sources, les malheurs de frérot crevant dans les bas fonds.
C’était un mois de mars, à la fleur des pêchers, Pour Coco des vacances en HLM de luxe, il venait de là bas, du mouroir aux fufus pour déposer la graine de nos futurs Bébés. Assumer descendance était chose facile mais penser à demain nous était impossible, progéniture gisante ou patauger, en vie, dans tous ces bourbiers glauques, de chasseurs malfaisants.
C’était un jour d’automne et coco reparti vers son clapier puant et le froid hivernal. Jamais je n’ai revu ses si beaux yeux rubis ! Il est mort paraît-il dans l’affreuse douleur de la faim de la soif et l’odeur putride de sa paille pourrissante.
 
 
Je me souviens encore de ses propos amers et de son cœur si triste, pour conter déchéance de toutes ses familles. Lui c’était un malin, un mâle bien en chair et en majorité les autres ils étaient bien malingres. Malgré notre confort que l’on compare au pire, malgré la douce chaleur de ces étés si doux, lorsque la nuit venue et ces beaux clair de lune pour Coco le furet la nuit était la nuit, aussi sombre que le jour et le noir de la vie. Dans ses rêves sinistres il se laissait aller pour me narrer survie, c’est le ton de sa vie. De son regard brûlant et rougeoyant de braises il se vidait le ventre de tous ses cauchemars, mon coco, mon guerrier se cachait le museau essuyant de sa patte cette larme ruisselante et susurrait encore pour tout me raconter.
Comme un champ de bataille, il faut compter les morts et les chers disparus, comme un charnier de honte qui fait baisser les yeux . Il était survivant pour voir la déchéance de ces hommes sans scrupule qui comptaient le gibier et les pertes fufus devant le ballon rouge de l’amitié honteuse. La chasse est une traque et l’on brûle cartouches et le furet aussi est comme un projectile lancé dans galerie ou la mort les guette. Le furet un objet à repeupler les chasses ce que Coco appellait chasses à retardement. Moins cher qu’un fusil sa perte, un souvenir sans plus. Au plus profond des trous, ces galeries de mort le lapin en sortait mais jamais le furet, les copains de Coco étouffés sous la terre, étranglé par racine ou tué par blaireau. Ces outils poilus, ces êtres à quatre pattes sont remplacés par d’autres. Dans les viviers de mort, les élevages sordides de ces fédérations.
 
 
Dans ces cachots putrides la mort silencieuse est l’unique compagne de ces infortunés. Dans leurs urines brûlantes qui rongent les poumons et avivent les blessures il se mêle le sang, les oreilles rongées, queues et pattes dévorées, tout est mutilation souvent cannibalisme ! Ce qui étonne chasseur qui demande pourquoi ! . Mon Coco en sanglot ne parle plus soudain, Je ne vois plus ses yeux disparus sous les larmes et son âme suffoque, un râle dans la gorge et sa langue palpite, elle glisse en tous sens, plus rien ne la retient…. , Je ne vois pas ses dents malgré la pâle lune. Mon guerrier désarmé ! Il a les dents limées.
Mon coco est parti par un beau jour d’automne, il a rejoint copains et bien des descendances ! La porte s’est fermée sur son soleil d’été le plus beau son dernier car la mort l’attendait.

 

Anglais

 

 was born in hutch but it was cozy, I remember the green bars of heavy heat straw. We were not outside but under cover, when the strong wind we saw him go, we watched the rain THE FERRET without being able to touch. It was all concrete and freedom counted. For a golden tunnel, which brushed our hair, we reached the bed this thick mattress, the blanket that smelled wheat. Morning and evening, the great memories! We had not tasted the remnants of the pleasures and bread in milk although we stuck to the belly and the day of the Paradise Sunday croquettes. On second thought it was not poverty, during the hunting season we did our reserves! Released into the burrows smelling rabbits, voles and mice, there was one party with earthworms, moles and mole crickets. It was enough at the bottom of these black holes to jeannot rabbits to scamper very quickly, no need to run he fled apace. For us the wedding day when baby was there, forgotten, petrified eaten warm.
 
 
Memory ferret, I had no worse and my brother already dead would have traded my life against disorderly life of my sweet HLM gray. Coconut is my husband who told me the sources, the misfortunes of kid brother dying in the shallows.
It was a March, the flower of the peach, for HLM Coco holiday in luxury, he had there, the hospice to fufus to deposit the seed of our future babies. Assume descent was easy thinking about tomorrow but we could not, offspring recumbent or wading in life, in all these murky sloughs, hunters evil.
It was an autumn day and left to his hutch coconut smelly and cold winter. I've never seen her so beautiful ruby ​​eyes! He died apparently in terrible pain of hunger and thirst and the putrid smell of his rotting straw.
 
 
I still remember his words bitter and heart so sad, to tell forfeiture of all families. He was a smart, well-fed male and most others were very sickly. Despite our comfort that we compare the worst, despite the warmth of the summer so sweet, when night falls and the beautiful moonlight ferrets for Coco the night was the night, as dark as the day and black of life. In his dreams he claims gave way to tell me survival is the tone of his life. In his eyes burning and glowing embers he was emptying the stomach of his nightmares, my coconut, my warrior hiding the muzzle of his paw wiping the tears streaming and whispered again to tell me everything.
As a battlefield, it takes the dead and the dearly departed, as a mass grave of shame lowered eyes. He was surviving to see the downfall of the men who had no qualms game and lost to the Red Balloon fufus of friendship shameful. Hunting is a tracking and burning cartridges and ferrets also is like a projectile launched gallery or death awaits them. Ferrets repopulate an object chase that hunts called Coco delayed. Less than a rifle his loss, without a memory. Deep holes, these galleries of dead rabbits came out but never the ferret, the buddies Coco stifled under the ground, strangled by root or killed by badgers. These tools hairy, these four-legged beings are replaced by others. In pools of death, the sordid farms of these federations.
 
 
In these cells putrid silent death is the only companion of the unfortunate. Burning in their urine that plague the lungs and quicken the injuries he mixes blood, chewed ears, tails and legs eaten while cannibalism is often mutilation! What is surprising hunter who wonder why! . My Coco into tears suddenly no longer speak, I can not see his eyes lost in the tears and choking her soul, a rattle in the throat and tongue flutters, it glides in all directions, nothing holds it .... , I do not see his teeth despite the pale moon. My warrior disarmed! He's filed teeth.
My coconut left on a beautiful autumn day, he joined friends and many descendants! The door closed on his sun was the best since his last death was waiting.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

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